Bref.
Pétronille partit donc avec sac à dos, amoureux transi et paquet de bonbons (long trajet en voiture oblige) sur cette belle autoroute qui traverse le Luxembourg (pensez à prendre de l’essence à l’entrée ou la sortie du territoire, vous ne trouverez rien au milieu et risquez de tomber en rade, comment ça, ça sent le vécu ?), et la Belgique. Et c’est là qu’un instant d’inattention, un fou rire complice, une main sur un genou ou toute autre démonstration d’amour chaste mais émouvante, fait basculer dans le drame. Lequel drame porte un nom : Bruxelles.
Bruxelles, pour moi, c’était les femmes en crinoline, les omnibus, l’Impériale… bref, c’était beau, c’était bien, c’était Brel.
Oui mais Brel a oublié de mentionner le RING, le périph de Bruxelles, que tu rates systématiquement (puisque l’autoroute ne comporte qu’un seul panneau indicateur, placé pile à la dernière minute, quand tu ne peux plus changer de file), et te voilà en banlieue bruxelloise à tourner et à t’arrêter au feu rouge toutes les dix secondes, dans l’espoir d’apercevoir un panneau qui te reconduirait dans la bonne direction.
Et quand enfin, le sens de l’orientation aigu de ton amoureux se remet en position "on" et te permet de rejoindre le tant désiré « Ring », ces Messieurs Belges de l’Autoroute te font réaliser une prouesse technique à fort potentiel de stress : un demi-tour sur le périph’. "Et on voudrait qu'j'aie le moral..." ...??...!!...??
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