Lundi 30 avril 2007

Ce soir, alors qu'elle devrait être tranquillement lovée contre son amoureux en train de siroter un vin un peu râpeux parce que trop chaud (le vin), Pétronille, échevelée et en colère, scanne à tour de bras.

Mais pourquoi ? se demande le lecteur effaré et compatissant (merci mille fois)

A cause de D****, pourvoyeur d'électroménager et autres appareils numériques qui axe toute sa pub sur la proximité et la confiance, chez qui Pétronille a eu la mauvaise idée de passer une commande en ligne pour un appareil dont elle a un besoin urgent pour son travail.

Bref.

Ne trouvant pas l'appareil de ses rêves en magasin, et conseillée par un gentil vendeur qui lui a recommandé de passer commande sur le net, Pétronille, dans sa naïveté touchante, s'est empressée de le faire. Le site promet et garantit un envoi sous 24 heures et donc réception dans 3 jours (jour férié oblige). Ca tombe bien, car ça urge.

Tout se passe bien pour l'achat en ligne, en 2 minutes c'est torché.

Trop simple, non ?

Hé oui, lecteur, hélas, trois fois hélas, bien trop simple...

Car 50 minutes après avoir passé commande, Pétronille reçoit sur son portable un SMS de D*** qui lui enjoint d'aller lire ses mails pour que sa commande soit validée. Effectivement, D****, qui a déjà envoyé un mail de confirmation, a envoyé un second message demandant à Pétronille de lui envoyer par fax (elle n'en a pas), par courrier (ça va mettre 3 jours) ou par mail une copie recto/verso de sa carte d'identité, et une copie d'un justificatif de domicile.

?????

Hé oui, tu as raison lecteur : "?????" c'est bien le mot.

Car Pétronille doit attendre d'être rentrée chez elle le soir pour scanner tout ça.

C'est quand elle a terminé qu'elle réalise qu'en fait il fallait ajouter la référence de la commande...

Elle rescanne donc tout en ajoutant un papier avec la référence.

Résultat : il est 21h30, demain c'est férié, D**** n'aura le mail que mercredi, ce qui repousse l'envoi du colis aux calendes grecques.

Alors merci D**** pour ta pub mensongère à base de "envoi sous 48 heures"...!!!!

Lecteur, si tu est pressé d'avoir ton nouvel aspirateur, lecteur DVD ou téléphone portable, hésite quelques secondes avant de commander sur ce site et souviens-toi de la tragique histoire de la petite Pétronille.

par Petronille publié dans : Pétronille, sa vie, son oeuvre
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Lundi 30 avril 2007

Demain, Pétronille a 30 ans.

GLOUPS

...

Pour ses 29 ans, Pétronille avait réfléchi avec toute l'intensité qui la caractérise aux choses à faire absolument avant d'avoir 30 ans et de passer de l'autre côté.

Gloups.

Aurais-je le temps de tout faire en 24 heures, comme Jack Bauer ???

- Liste des choses à se dépêcher de faire avant d'avoir 30 ans -

    Sauter en parachute (euh...je reporte à "avant 40 ans")

    Apprendre à nager en mettant la tête sous l'eau

    Publier un roman

    Voir le Taj Mahal

    Gagner au Loto, ou autres jeux auxquels je ne joue jamais

    Bon, alors, jouer au Loto

    Dénoncer le voisin du 3e à l'hygiène

    Apprendre le chinois

    Trouver un poste stable (j'ai plus de chance de sauter en parachute, à mon avis)

    Retourner à Florence

    Et avoir une villa en Toscane (j'ai plus de chance de me trouver un poste stable, à mon avis)

    Faire pousser des tomates sur le balcon

    Voler subrepticement la recette des nems cambodgiens de Mme L.

    Me marier (?)

    Lire Guerre et Paix à moins que je commence par Crimes et Châtiments, j'hésite encore (c'est d'ailleurs la seule raison pour laquelle je n'en ai encore lu aucun, évidemment)

    Goûter une huître

    Faire le tour du monde avec un sac à dos (et un répulsif à moustiques)

    Avoir une baignoire (même si c'est pas écolo, il faut bien l'avouer)

    etc etc... (la liste est longue, je te l'épargne charitablement, lecteur épuisé par sa longue journée)

Tu constateras, lecteur bien aimé, que dans l'ensemble, Pétronille a des goûts et des envies somme toute plutôt simples.

En filant tout de suite chez Botanic, Pétronille a peut-être une chance de pouvoir faire pousser quelques tomates sur le rebord de la fenêtre, mais pour le reste, on va repousser un peu...

Ceci dit, j'accueille avec plaisir toute suggestion...

   

   

par Petronille publié dans : Les joies du travail (...!!!)
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Vendredi 27 avril 2007

Aujourd'hui, dans un souci d'élévation de son esprit et de celui de ses chers lectrices et lecteurs, Pétronille inaugure une nouvelle catégorie, ce qui est déjà une fête en soi. Après tout, ce blog parlant un peu trop de chocolat, talons hauts et trains corail grisâtres, bref que des choses bassement matérielles, Pétronille a décidé, comme ça, en ouvrant un oeil naïf sur le monde ce matin, de relever un peu le niveau en ponctuant son blog de citations à haute puissance intellectuelle, qui permettront à ses bien aimés lectrices et lecteurs de briller en société, notamment dans les repas familiaux dominicaux où on a un peu trop tendance à piquer un roupillon au-dessus du café quand on sort de table vers 16h30. Alors qu'une petite citation spirituelle et piquante, judicieusement placée, peut faire tout le sel d'une réunion familiale.

Bref, Pétronille, dans sa grande bonté, partage avec vous, lecteurs éberlués de tant de générosité, la première phrase du jour, qui est de Flaubert, quand même, on ne se fout pas de vous ici, hein ?

"Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez ; mon cul vous contemple."

Non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel.

par Petronille publié dans : La phrase du jour
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Mercredi 25 avril 2007

Aujourd’hui, les étudiants de Pétronille ont fait une découverte spectaculaire qui a probablement révolutionné leur quotidien entre 12 et 12h30, c’est-à-dire pendant qu’ils faisaient la queue devant le R.U.

 Ils ont en effet eu la révélation de ce que certains petits malins soupçonnaient déjà confusément : leur prof (moi, en l’occurrence) n’est autre qu’un être humain, qui respire de l’air, mange des sandwiches au poulet reconstitué et à la mayo figée le midi, a du mal à se lever le matin, est fatiguée le soir, écrit aussi des conneries sur un blog (avec moins de fautes d’orthographe – tu remarqueras, lecteur, que c’est ma hantise), et, comble du comble, a une vie en-dehors de la fac.   

L’étudiant moyen de Pétronille a donc pris en pleine face, ce matin, la terrible réalité : après les cours, Pétronille n’est pas automatiquement rangée dans un placard dont elle ne ressort qu’au cours suivant.  

 

Cela a débuté innocemment : les braves petits agneaux devaient me rendre aujourd'hui une synthèse de documents à préparer à la maison. Pensant, dans leur bienheureuse innocence, que je vis avec un stylo rouge implanté chirurgicalement dans ma main droite, prête à corriger à toute heure du jour ou de la nuit leurs élucubrations historiques, ils se sont mis à m’envoyer leurs travaux en pièce jointe dans ma boîte mail (que, faut-il le préciser à nouveau, je ne leur avais jamais donnée), qui s’est vite retrouvée saturée de messages estudiantins à caractère hautement despotique du type : 

« Je vous envoie ma synthèse de documents. Répondez-moi à l'adresse superfoufoune @trucmuche.fr (oui, l'étudiant n'hésite pas à donner son adresse vraiment perso) pour me dire si je dois faire des corrections et je vous enverrai ensuite une nouvelle version».  

J’en ai conclu que les étudiants se sont concertés pour finir par décider que : 

* Mon imprimante extrêmement sophistiquée produit elle-même sa propre encre, et que je peux donc imprimer à l’infini des centaines de pages (95 étudiants multipliés par 5 pages, faites le compte) sans que cela ne finisse par me coûter le prix d’une liposuccion,  

 

* Mon dévouement envers l’Education Nationale est tel que je peux en une nuit corriger ces mêmes centaines de pages pour les leur rendre le lendemain, pour qu’ils les améliorent ensuite, pour que je les corrige à nouveau en une nuit pour les leur rendre définitivement.

N’étant ni grassement payée par l’Education Nationale (dois-je rappeler que le train, l’hôtel, le taxi… c’est pour ma pomme ?), ni shootée aux vapeurs de stylo rouge, j’ai donc du, ce matin, faire une petite rectification en leur expliquant gentiment (mais les doigts un peu crispés sur le bureau quand même) que je n’avais pas été génétiquement modifiée, et que j'étais un vrai être humain et non un être bionique doté d'une capacité de correction qui atteint facilement la vitesse de la lumière. Pour un peu je me la jouais "Arme Fatale" et je leur montrais mes cicatrices pour leur prouver mes dires (ça tombe bien, j'en ai une belle de fer à repasser).

Traumatisées, mes chères têtes blondes se sont senties obligées de commenter mon coming-out pendant tout le reste de l’heure, ce qui ne va pas arranger la qualité de leur travail et leur orthographe puisque j’ai placé des mots comme anamorphose et que je m’attends à tout lors des prochains partiels….  

par Petronille publié dans : Les joies du travail (...!!!)
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Jeudi 19 avril 2007

Aujourd’hui, Pétronille réfléchit sur la semaine passée pour savoir où elle a bien pu merder : comment expliquer la journée de poisse passée hier ? 

 

Comment expliquer qu’en retard pour attraper son train, elle a du courir jusqu’à la gare à s’en faire péter la glotte, à bout de souffle (qu’il est loin, le temps de la course d’endurance autour du stade au lycée…), explosant au passage le talon (plat) de sa chaussure, lequel a roulé bien évidemment dans la bouche d’égout du caniveau ?  

 

Comment expliquer que boitillant à cause d’une jambe devenue plus courte que l’autre, Pétronille est arrivée de justesse à la gare pour découvrir que son train aurait en fait 50 minutes de retard suite à « un incident» dont on ne saura rien de plus ?  

 

Comment expliquer que quand enfin le train est arrivé, la voiture dans laquelle Pétronille avait une réservation n’avait pas été mise en place ?  

 

Comment expliquer que la seule place libre dans le train bondé était dans un compartiment avec une famille de 5 enfants en bas âge + un nourrisson, tous braillant à qui mieux mieux et venant lui tirer les cheveux dès qu’elle faisait mine de s’endormir ?  

 

Comment expliquer que le train ne comportant pas de chauffage, Pétronille en est ressortie avec un gros rhume et un orteil gelé menaçant de se détacher du reste du corps ?  

 

Comment expliquer qu’après près de 6 heures de train, Pétronille doive attendre une heure dans le froid dehors qu’un taxi veuille bien arriver ?  

 

Comment expliquer que le taxi en question, débutant sans doute, se trompe dans l’itinéraire et rallonge le trajet (et donc le montant de la course) ?  

 

Comment expliquer que la chambre d’hôtel de Pétronille soit cernée de couples mis en émoi par l’arrivée du printemps et qui se prouvent leur amour à grands renforts de cognements de lits contre le mur et de râles un peu rauques ?  

 

Comment expliquer que Pétronille découvre en ouvrant son sac fait à la va-vite avant de prendre le train qu’elle a oublié ses cours sur le lit, à la maison ?  

 

Hein, franchement, comment expliquer tout ça ? 

par Petronille publié dans : Les joies du travail (...!!!)
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