Jeudi 31 mai 2007

Au cas où, un peu étourdis, mais ça arrive à tout le monde, vous ne l'auriez pas remarqué, chers lecteurs bien aimés, Pétronille vit dans un monde merveilleux où les belles jeunes filles s'appellent Pétronille (...!), où les princes sont charmants et ont de gros biceps qui ne les empêchent pas de mijoter des petites ratatouilles maison, où les sushis du dimanche midi ne vous restent pas sur l'estomac, où la pluie ne mouille pas, où la chaudière est votre amie, où les gens sont si gentils et souriants que pour un peu ils chanteraient des chansons en pleine rue en balançant autour d'eux leur regard de faon malade à la Orlando Bloom (oui, j'ai pas pu m'empêcher de le placer, son charisme de mollusque marin m'ayant scotché à mon siège de ciné hier soir, mais c'est une autre histoire).

Alors forcément, quand dans la vraie vie, les gens, ils ne sont pas gentils, et pire, ils sont même méchants exprès, c'est toute la conception de l'existence de Pétronille qui dégringole et fait des boules aux chevilles comme de vieilles chaussettes trop larges mais qu'on met quand même parce qu'on les aime bien.

Alors ce soir Pétronille est en rogne et a son petit menton qui tremble et se demande ce qu'elle fout là, hein, dans ce monde de requins, avec ces gens moches, finalement, et méchants, ce qu'on ne peut tout de même pas reprocher à Orlando Bloom, y'a des limites à la critique gratuite.

par Petronille publié dans : Les joies du travail (...!!!)
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Samedi 26 mai 2007

Il y a des journées comme ça.

Des journées où vous (en l'occurence, Pétronille) travaillez toute la nuit devant votre ordinateur tellement pourri qu'il ferme "Word" toutes les demi-heures, comme ça, pour vous rappeler que c'est lui qui commande (ça vous apprendra à lui avoir donné à nom, ça l'a rendu suffisant - passons...).

Des journées où, ayant enfin trouvé le courage d'aller vous coucher, vers 5 heures du matin, alors même que votre amoureux n'est pas là et que le lit est tout froid (vous compensez en dormant les bras en croix, histoire de bien profiter de toute la place), vous découvrez que des pigeons parisiens (les pires) ont décidé de se reproduire de manière bruyante sur le rebord de votre fenêtre.

Des journées où, quand enfin vous parvenez à vous endormir, les voisins du dessus (pas les cracheurs, hein, faut pas rêver, mais les seuls voisins un peu normaux de tout l'immeuble)entament leur déménagement sur les coups de 7h30 et laissent tomber quelque chose comme une armoire lorraine ou un piano à queue devant votre porte dans un fracas de bois brisé.

Des journées où, après avoir réussi à mater votre ordinateur (qui chauffe tellement qu'en mettant un oeuf près du radiateur, il est cuit en 5 minutes chrono) et décidé de vous octroyer une pause nourriture, vous renversez votre bol de gaspacho sur la housse de couette (blanche, faut-il le préciser ?).

Des journées où, alors que ça fait deux jours que vous n'avez pas mis le nez dehors, vous sortez chercher des nems pour votre repas du soir, et c'est pile le moment où éclate une averse torrentielle qui ne durera que les 8 minutes que vous avez passées dehors.

par Petronille publié dans : Pétronille, sa vie, son oeuvre
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Samedi 26 mai 2007

Mes chers lecteurs, ce soir Pétronille n'a plus toute sa raison, on est vendredi soir, il est 4 heures du matin, toutes les conditions sont réunies pour passer une bonne soirée entre amis à base de potins, de bons souvenirs et de vin (hé oui, le trentenaire qui a malmené son foie pendant 15 ans à coups de mélanges éthyliques hasardeux passe ensuite à l'étape supérieure qui consiste à boire du bon vin). Ou bien une bonne soirée en amoureux à base de câlins, de fous rires et de vin (hé oui, le trentenaire associe beaucoup les bons moments au vin, il faut bien avoir des compensations au temps qui passe).

Hé ben non.

Hé ben non, Pétronille travaille, encore et encore vissée à son bureau, profitant du silence béni qui émane de l'immeuble. Et là, alors qu'elle pourrait aller se coucher, histoire d'essayer de faire quelque chose pour cette tête de travers et ces yeux de lapin russe, elle se colle sur son blog. Franchement, est-ce bien raisonnable ? Comment espérer qu'après ça elle délivre des articles un peu cohérents, hein ?

par Petronille publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Mercredi 23 mai 2007

Aujourd'hui, Pétronille, dans son infinie bonté - non, ne me remerciez pas, ça me gêne - pense à ses lecteurs et lectrices bien-aimés quelque peu désemparés à l'idée de passer encore un long week-end de trois jours (pour ceux, bien sûr, qui ne travaillent pas lundi pour participer à l'aide aux personnes âgées... et ceux-là ont toute ma considération) et qui vont devoir sacrifier à la sacro-sainte soirée entre potes du samedi soir suivie du repas familial du dimanche midi. Encore deux occasions où il faudra briller, et si possible plus que la pétasse toute en dents et en seins arrogants qui n'a même pas besoin de parler pour attirer l'attention (hein, quoi ? je suis méchante gratuitement ?).

Bref, l'heure est venue de vous offrir une nouvelle phrase du jour pour que vous fassiez votre petit effet, et qu'on se passe le mot sur l'étendue de votre culture, qui vous rendra drôlement plus intéressante que la fameuse pétasse toute en ricanement, ou, si vous êtes un lecteur, que le body-buildé à mâchoire carrée et regard bovin.

Pour un tel défi, il fallait faire appel à un champion de la citation incisive. Pour un bon week-end de Pentecôte, Pétronille recommande donc chaudement Pierre Desproges, et comme le week-end s'annonce long, dans sa grande abnégation, elle vous en offre trois, oui, lecteur, tu as bien lu, et cela sans supplément aucun, gratuitement, juste pour le plaisir.

Non, ne me remercie pas, j'en rougis.

Alors, voici la citation spécial minaudage du samedi soir, à déclamer avec un coin d'oeil qui frise : "L'amour... il y a ceux qui en parlent, et ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire."

Puis, pour le dimanche midi, à lancer énigmatiquement au-dessus du gigot d'agneau : "L'intelligence c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur", avec clin d'oeil appuyé à la petite soeur ou la grand-mère, c'est selon.

Et puis, rien que pour vous, à méditer au cours d'une gueule de bois ou d'une nuit d'insomnie, ou à balancer à un amoureux un peu lourd, quand même : "Un gentleman c'est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse et qui n'en joue pas".

Allez, ne me remerciez pas, c'est toujours un plaisir. 

(*) un article dédicacé à mon ami P., grand admirateur de Desproges devant l'Eternel.

par Petronille publié dans : La phrase du jour
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Mardi 22 mai 2007

Aujourd'hui, Pétronille se confie à ses lecteurs qui n'en demandent certainement pas tant et leur déballe sans vergogne ses péripéties sentimentales, lesquelles n’ont rien à envier à celles des grandes séductrices, de Liz Taylor à Gina Lollobrigida en passant par la femme de JP Pernaut, puisqu’elle tomba amoureuse pour la 1e fois de deux garçons simultanément : Julien R. avec qui elle partageait généreusement et un peu rougissante son croissant du lundi sur les bancs de la maternelle et Albator, mâle viril et balafré à la cape volante et au cheveu en bataille.  

 Vint ensuite Kevin T. le fils de forain ténébreux qui tenait le stand de tir aux ficelles et n’avait d’yeux que pour la grande Magali G., devenue depuis l’heureuse propriétaire de cinq garçons aux genoux cagneux et d’un double menton piqueté de poils frisottés du plus mauvais effet, parce que la justice divine s'exerce toujours à bon escient. 

Puis Christophe G., le footballeur de 3eD qu’elle admirait béatement à chaque récré tandis qu’il parlait crampons avec ses copains en jogging de coton blanc. Jusqu’au premier baiser, avec le beau réunionnais Yannick V., futur possesseur d'incroyables tablettes de chocolat, mais, comme la vie est mal faite, hélas, il ne les avait pas encore en 4e. Et en plus Pétronille l'a quitté deux semaines plus tard pour le malingre Edgar P., le fils du principal, et chacun(e) sera ici d'accord pour dire qu'elle aurait du se méfier. 

Nous passerons sur la découverte des joies du sexe avec Paul R., dont la réputation d’étalon n’était vraisemblablement basée que sur ses propres dires à lui, et qui lui donna un avant-goût assez affligeant des choses de la vie, ce que confirmèrent plus tard les trois filles avec qui il sortait au même moment. Heureusement, le suivant lui fit découvrir le sens du mot préliminaire, sans même parler du reste. Malheureusement pour lui, en dehors de cela, sa passion quasi sacrée la vie et l’œuvre des poissons exotiques à nageoires orange eut raison de la patience de Pétronille, qui le quitta avec tous les ménagements possibles (au téléphone, donc) pour entamer une période bénie de célibat à base de fiestas entre copines, téquilas frappées avec de beaux italiens, yoga, lecture sous la couette, bains moussants (*), plats à l'ail, téléfilms de M6 larmoyants et autres délices de célibataires.  

S’ensuivirent quelques spécimens peu recommandables comme le gratteur de guitare chevelu surdiplômé vivant du RMI, le maniaque du jeu de rôle qui réfléchissait pendant deux semaines au meilleur nom à donner à son personnage de hobbit pendant que Pétronille révisait pour l’agrégation, l’imposteur intello qui voyait des beaufs partout sauf là où ils étaient c’est-à-dire dans sa propre famille, l’adolescent attardé accro aux jeux vidéo, l'adepte du macrobio qui jetait sournoisement les pots de Nutella de Pétronille (qui dut les conserver dans son sac à main pour plus de sûreté - n'importe qui de sensé aurait fait pareil, non ?), le trompeur en série jamais à court de capotes et d’arguments foireux qui a fini sur le trottoir un soir pluvieux de novembre avec son caleçon pour tout vêtement.  

Rien de tout cela n'est étranger à la femme moderne, qui sait bien, dans son infinie sagesse et sa connaissance avancée des choses de la vie et de l'amour, qu'avant de trouver l'Homme qui méritera une majuscule, il faut engranger assez de mauvaises expériences pour pouvoir dire, "mieux vaut être seule que mal accompagnée" , ce qui, chez la grand-mère de Pétronille, se traduisait par un vigoureux "mais quitte donc ce crétin et reprends un peu de schnaps pour faire passer".

Cette phrase à portée hautement philosophique est à méditer et vous est offerte gracieusement par Pétronille, solidaire de toutes les femmes en détresse et des autres aussi, puisque, si nul homme n’est une île, nulle femme non plus et on a un peu trop tendance à l’oublier.  

(*) Pétronille rappelle cependant à ses amis lecteurs que pour des raisons hautement environnementales, le bain moussant est à proscrire au profit de la douche revigorante.  

par Petronille publié dans : Pétronille, sa vie, son oeuvre
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