Samedi 14 juin 2008

Dans la série, « mais à quoi pensent les instits ? » (ou plutôt mais à quoi pensent ceux qui font les programmes scolaires ?), aujourd’hui : l’instit du petit Sandro.

Sandro, que je vous situe, est le fils de ma copine Luisa, qui a quitté sa Rome natale par amour pour un Parisien même pas orange, mais qui mange des harengs pommes à l'huile (quand même).

Sandro a 7 ans et est scolarisé dans un établissement multilingue pour enfants de toutes nationalités. Ses meilleurs copains sont mexicain et portugais.

Mais pourquoi vous dis-je tout cela, chers lecteurs ? Je vois bien que la vie de la famille de Luisa vous passe un petit peu derrière le bonnet.

Il se trouve que Luisa, qui aide religieusement sa progéniture à faire ses devoirs entre la confection de deux tiramisù, tombe tout soudain sur la leçon d’Histoire de la chair de sa chair.

Qui s’intitule ainsi (je rappelle qu’il n'y a pas un seul français bon teint dans la classe) :

« Nos ancêtres les Gaulois »

Franchement… ?

Je vous demande un peu...?


[Soit dit en passant, Sandro a adoré la leçon, et joue depuis à "moi je suis Romain et je vous écrase tous autant que vous êtes". Ah les vertus de l'Histoire...!]

par Petronille publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Mardi 27 mai 2008
Bonne et étonnante nouvelle, chers lecteurs de mon coeur.
Pétronille, qui n'est pas une chercheuse pour rien, vient de découvrir avec un "oh" ébahi que n'aurait pas renié Audrey Tautou dans le Da Vinci Code mais ne revenons pas là-dessus, et avec un plaisir non dissimulé, que la petite ville (enfin, que je suppose petite) de Louiseville, en Mauricie, propose à chaque mois d'octobre...tenez-vous bien...(roulement de tambours virtuels)... le Festival de la Galette de Sarrasin..!!

Oui, lecteur, tu as bien lu.

N'est-ce pas une merveilleuse nouvelle, joie, bonheur et tutti quanti ?
La galette de sarrasin, madeleine de Proust pétronillesque s'il en est, avec tout ce qu'elle induit de vagues déchaînées, de phares rouges et blancs, de chants marins, de cidre fermier avec araignée au fond de la bouteille, de grains de sable entre les orteils, de petites chapelles et de calvaires de pierre, de légère bruine (non, il ne pleut pas en Bretagne, combien de fois faudra-t-il le répéter, il bruine), la galette de sarrasin, disais-je, restera donc à portée de main de Pétronille, même au-delà de l'Atlantique.

Si les québécois n'ont pas d'orties (encore une découverte pétronillesque : il se trouve que les petits enfants québécois n'ont jamais connu les mollets hérissés de cloques blanches, et les sprays horriblement urticants avec lesquels Tante Suzon vous les badigeonnait allègrement entre deux verres d'hydromel. Aussi n'ont-ils jamais non plus frémi à la lecture des Six Cygnes, conte de fées à base d'orties écrabouillées par des pieds nus et de petit frère à qui il reste une aile. Et on s'étonne que ce pays ait produit Céline Dion - je sais, je suis un peu réductrice, mais ça fait partie de mon charme).. si les québécois n'ont pas d'orties, disais-je, ils ont du sarrasin, Dieu soit loué, quel merveilleux pays...!!!
par Petronille publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Mardi 20 mai 2008
Aujourd'hui Pétronille avait dans l'idée d'écrire un de ces billets enlevés, et, n'ayons pas peur des mots, brillants (mais oui !) dont elle a le secret. Confortablement installée sur sa chaise, face à l'écran de son bon vieil ordinateur qui souffle à s'en faire péter le radiateur, et après avoir fait craquer ses petits doigts agiles, elle s'apprête à créer une prose pleine de vivacité.

Et là, lecteurs, c'est le drame.

L'inspiration, soudain, tout-à-coup, brutalement, sans prévenir, la déserte.

La faute à qui ?

A la flûte à bec de la petite voisine du dessus, qui produit des envolées lyriques (fausses, est-il besoin de le préciser ?) depuis environ 2h36, exclusivement basées sur la répétition monocorde de Greensleeves, ce petit air enjoué plein de gaieté (...!) qui vous donne envie de vous arracher les ongles un par un avant de vous foutre par la fenêtre. Cette mélodie qui fait inévitablement surgir en vous des images de jeune Werther et autres tuberculeuses toussotant au bord d'un Lac lamartinien, surtout quand elle est massacrée au flûtiau.

Hé oui (soupir).

Voilà donc Pétronille la tête farcie de Greensleeves, à ne plus en être capable de réfléchir de manière cohérente, un air qu'elle-même répétait pourtant avec ardeur quand elle s'essayait à la guitare à l'âge de 15 ans (bien sûr, en bonne adolescente rebelle, elle voulait jouer du Deep Purple, mais il semble que Greensleeves ait plus la cote auprès des professeurs de musique de tous poils).

Bref, lecteurs, soyez compatissants, ayez une pensée émue pour votre pauvre Pétronille otage des petites notes suraigües d'une flûte à bec.
par Petronille publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Vendredi 16 mai 2008
Aujourd'hui, Pétronille, qui n'a pas un doctorat pour rien, aborde un sujet à fort potentiel intellectuel, nécessitant de la part du lecteur un niveau culturel frisant l'excellence, à savoir (tadamm !) :

Acheter un maillot de bain

Oui, lecteur, je sais, tu restes bouche bée devant tant de contenu savant, et tu as raison de t'émerveiller, mais pas trop quand, même, hein, je suis modeste et les compliments me font rougir.

L'enjeu est de taille, lecteurs et lectrices, car Pétronille a prévu une semaine de vacances à la plage entre amis. Hé oui, pas de camping dans les pays nordiques cette année car il s'agit de faire des économies en vue de financer la fin des démarches administratives pour le Québec.
Et puis il y a beaucoup trop de choses à régler avant de s'envoler vers l'Amérique, et notamment :
        - régler les impôts en un seul versement (ô joie !)
       - trouver des amis gentils ravis de récupérer le ficus géant, le caoutchouc, l'avocatier (enfin, les trois feuilles perdues en haut de la tige), l'hibiscus et autres petites plantes charmantes et pourvues d'un nom (on se sent seule, quand on rédige une thèse, d'accord ?)
         - boire du bon vin pas trop cher (ce qui, semble-t-il, n'est pas chose aisée de l'autre côté de l'Atlantique)
 
Je sais bien ce que vous pensez : au lieu d'acheter un maillot de bain, il faudrait peut-être plutôt penser à investir dans les bottes fourrées et les manteaux en peau de castor. A quoi je vous réponds : oui, mais je ne peux décemment pas aller à la plage avec mon maillot actuel. Comprenez-moi bien, lecteurs : en Norvège, l'eau est trop glaciale pour se baigner. Et en Finlande, quand vous avez une maison au bord d'un lac pour vous toute seule, vous vous baignez toute nue (surtout après le sauna), c'est évident. Donc, quand votre seul maillot de bain valide est celui que vous aviez acheté dans un distributeur à la piscine il y a 7 ans, vous envisagez sérieusement d'investir dans un nouveau avant les vacances.

Donc, Pétronille est partie hier à l'assaut des rayons maillots de bain de la capitale, après être brillamment venue à bout de la 1e étape : le premier tri sur Internet.

Première constation : le tri sur Internet est relativement facile, puisque Pétronille a décidé de miser sur du noir, chic, sexy, et assez bien en accord avec sa carnation de type "endive". Or, presque tous les maillots proposés regorgent de jaune et de rose, de paillettes, de petits noeuds, de fleurs, de perles, de doré, d'argenté, de ceinturons, de bandes réfléchissantes (au cas où vous vous aimez à vous baigner la nuit à proximité d'une autoroute). Ce qui laisse finalement très peu de choix pour le noir sobre.

Deuxième constatation : le maillot hyper sexy repéré sur le net, sur une fille de 12 ans pourvue néanmoins d'une poitrine impressionnante et d'un bronzage à faire rêver toute habitante du 16e arrondissement, a tout à coup une autre allure sur Pétronille.
Les raisons sont simples :
1. Pétronille n'a plus 12 ans
2. Pétronille n'a pas une poitrine impressionnante
3. Pétronille n'est bronzée que par endroits, le ventre et les fesses étant des parties qu'en général elle expose peu dans les couloirs du métro et des bibliothèques.
4. Même les top models nourries aux pépins de pomme auraient envie de se jeter d'un pont si elles essayaient un maillot de bain dans une cabine d'essayage parisienne.

Et c'est la Troisième constatation : le créateur des cabines d'essayage de maillot de bain est un immonde salaud qui mérite le piloris. La faiblarde ampoule jaunâtre qui diffuse une lumière propre à donner de la cellulite à Kate Moss elle-même se reflète dans le beigeasse du rideau pour former un halo morbide autour de la cliente effarée qui n'avait pourtant rien demandé. Je soupçonne les magasins de sport de s'être alliés aux concepteurs de cabines, afin que les essayeuses de maillot se jettent hors de la boutique pour acheter compulsivement haltères, steppers et autres objets aux noms délicatement poétiques tels que le "Body Power" ou l'"Elastiband".

Mention spéciale à ce grand magasin parisien qui a collé ses cabines devant l'escalator, là où les gens ont une vue imprenable sur l'interstice du rideau où, comme par hasard, s'affichent gaillardement vos fesses. Ces "cabines" étant en réalité deux rideaux montés sur une tringle circulaire, et ces deux rideaux étant trops courts pour se rejoindre, il faut posséder une belle souplesse pour essayer le maillot tout en tenant les rideaux. Ainsi, il est recommandé de serrer fermement les deux rideaux de la main gauche (si l'on est droitière), tandis que la main droite tente de nouer les ficelles en tout genre, aidée des dents (pour le haut, ça va encore, mais pour le bas, gare au tour de reins).

Quatrième constatation : le maillot de bain ne doit pas être commandé via Internet car il se trouve qu'il ne taille pas comme la lingerie. Oui, je sais, j'entre dans des considérations techniques de haut vol, mais il faut bien que quelqu'un ait le courage de pousser un cri : Pétronille portant habituellement du 36 se retrouve avec un maillot taille 40. Donc la question que tout le monde est en train de se poser est : qui peut acheter les maillots taille 34 qui attendent tristement un acquéreur au fond du magasin ?

Voilà, lecteurs, un sujet qu'il vous faudra méditer, et qui alimentera avec succès, j'en suis sûre, vos conversations entre amis du week-end.
(Non, ne me remerciez pas).
par Petronille publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Mardi 26 février 2008
Hourrah et triple alléluia, à moins que ce ne soit l'inverse, le blog de Pétronille est passé à la version supérieure, ce qui lui permet enfin d'avoir accès à des statistiques détaillées (d'où le titre de cet article, comme le lecteur finaud l'aura deviné). Et de voir, ô joie, grâce à quels mots délicats tapés dans les moteurs de recherche les internautes sont parvenus jusqu'à son blog plein de finesse et de poésie.

Mais jugez plutôt :

Arrivent en première place des demandes concernant la Suède, célèbre lieu de villégiature pétronillesque, comme le lecteur fidèle et le pharmacien s'en souviennent peut-être (le pharmacien, c'est sûr, il en rit encore et obtient un succès fou lors des réunions familiales en décrivant mon bras à ses petits enfants médusés). Outre "camper en Suède" et sa variante "camping en Suède", nous trouvons, de manière plus improbable, une demande concernant la "recette de la saucisse suédoise", ce qui laisse déjà plus perplexe. Lien de cause à effet ? Les lecteurs de Pétronille sont aussi ceux qui ont tapé "cellulite incrustée", "cellulite persistante" et "cellulite jeune" (?). Bon, hum, passons, c'est limite vexant, tout de même. Dans la série des trucs vexants, j'ai d'ailleurs relevé l'inquiétant "comment connaître la qualité de son haleine" (3 lecteurs, tout de même...!).

L'on trouve également des lecteurs angoissés qui s'interrogent sur ce qu'il faut faire quand "la chaudière ne démarre plus" ou quand ils subissent une "fuite des toilettes" (variante plus technique : "soupape de décompression de la chaudière") ; espérons que ce blog les ait au moins fait sourire, à défaut de les renseigner.

Le Québec draine aussi son lot de lecteurs, qui s'interrogent notamment sur la manière de faire certifier conforme des photocopies (à ceux-là, je ne vois qu'un conseil à donner : s'armer de patience, prendre un prozac et se munir d'un exemplaire de Guerre et Paix avant de se rendre à la mairie). Pour ceux qui cherchent des expressions québécoises, et ils sont nombreux, n'étant qu'une humble novice en la matière, je ne peux que les orienter vers le blog de l'Irremplaçable Epouse de Didier Goux, bien évidemment irremplaçable maîtresse en la matière.


Plus surprenant, pas moins de 5 lecteurs sont parvenus jusqu'à Pétronille en tapant "pieds gonflés", ce qui commence légèrement à inquiéter l'auteur de ce blog, qui pensait avoir réglé ses problèmes oedipiens il y a déjà quelques dizaines d'années, et croyait, en tout cas, que ça ne transparaissait pas dans ses écrits.

Et enfin, que serait le net sans les dérapages graveleux, de type "décolleté d'enseignante", "prof à poil", "jeunette en nuisette" et, surprise, "Carla Bruni nue" ? Qu'on se le dise, ceux qui veulent voir la première dame à poil sur internet tomberont en réalité sur les aventures bloguesques de Pétronille (quand une bouffée d'optimisme vient à m'égayer, j'aime à me dire qu'ils gagneront au change... ).

Ce qui m'intrigue, quand même, c'est que, que l'on tape "prof à poil" ou "WC qui fuient", Internet propose très vraisemblablement des milliers de sites plus appropriés avant que le mien apparaisse dans la liste. Je reste donc muette d'admiration devant la persévérance des internautes qui cliquent sur toutes les propositions l'une après l'autre pour finalement atterrir sur mon blog. Il y a là un mystère  fumeux que je ne me propose pas du tout d'éclaircir, ne ressentant qu'un intérêt très mineur pour les charmes féminins en général, et ceux de l'épouse du président en particulier.
par Petronille publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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