La phrase du jour

Vendredi 27 avril 2007

Aujourd'hui, dans un souci d'élévation de son esprit et de celui de ses chers lectrices et lecteurs, Pétronille inaugure une nouvelle catégorie, ce qui est déjà une fête en soi. Après tout, ce blog parlant un peu trop de chocolat, talons hauts et trains corail grisâtres, bref que des choses bassement matérielles, Pétronille a décidé, comme ça, en ouvrant un oeil naïf sur le monde ce matin, de relever un peu le niveau en ponctuant son blog de citations à haute puissance intellectuelle, qui permettront à ses bien aimés lectrices et lecteurs de briller en société, notamment dans les repas familiaux dominicaux où on a un peu trop tendance à piquer un roupillon au-dessus du café quand on sort de table vers 16h30. Alors qu'une petite citation spirituelle et piquante, judicieusement placée, peut faire tout le sel d'une réunion familiale.

Bref, Pétronille, dans sa grande bonté, partage avec vous, lecteurs éberlués de tant de générosité, la première phrase du jour, qui est de Flaubert, quand même, on ne se fout pas de vous ici, hein ?

"Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez ; mon cul vous contemple."

Non, ne me remerciez pas, c'est tout naturel.

Par Petronille
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Vendredi 11 mai 2007
Cette année, chaque librairie y va de son petit étal consacré aux romans indiens, depuis que le Salon du Livre s'est décidé à mettre la littérature indienne à l'honneur, ça change des romans germanopratins intellos que personne ne lit mais sur lequel tout être branché qui se respecte a un avis.

Il était temps.

Pétronille, chers lecteurs, telle que vous ne la voyez pas (et c'est pas plus mal car en cette fin de journée chargée, la paupière n'est plus très alerte et l'oeil est torve), est accro à la littératture indienne, pour son humour mélancolique et sa tendre tristesse.

 

Et pour faire bonne mesure, Pétronille souhaite partager avec vous un proverbe indien que l'on peut facilement replacer dans une conversation, comme ça, à brûle-pourpoint, entre la pomme de terre rôtie et le fromage, ni vu ni connu, histoire de briller dans les réunions familiales et d'en boucher un coin à tout ce petit monde occupé à siroter tranquillement son digestif.


"Ne blâme pas Dieu d'avoir créé le tigre, mais remercie-le de ne pas lui avoir donné d'ailes"


Non, lecteur, ne me remercie pas, c'est tout naturel, ça me fait plaisir, et ça ne mange pas de pain.

Par Petronille
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Mercredi 23 mai 2007

Aujourd'hui, Pétronille, dans son infinie bonté - non, ne me remerciez pas, ça me gêne - pense à ses lecteurs et lectrices bien-aimés quelque peu désemparés à l'idée de passer encore un long week-end de trois jours (pour ceux, bien sûr, qui ne travaillent pas lundi pour participer à l'aide aux personnes âgées... et ceux-là ont toute ma considération) et qui vont devoir sacrifier à la sacro-sainte soirée entre potes du samedi soir suivie du repas familial du dimanche midi. Encore deux occasions où il faudra briller, et si possible plus que la pétasse toute en dents et en seins arrogants qui n'a même pas besoin de parler pour attirer l'attention (hein, quoi ? je suis méchante gratuitement ?).


Bref, l'heure est venue de vous offrir une nouvelle phrase du jour pour que vous fassiez votre petit effet, et qu'on se passe le mot sur l'étendue de votre culture, qui vous rendra drôlement plus intéressante que la fameuse pétasse toute en ricanement, ou, si vous êtes un lecteur, que le body-buildé à mâchoire carrée et regard bovin.

Pour un tel défi, il fallait faire appel à un champion de la citation incisive. Pour un bon week-end de Pentecôte, Pétronille recommande donc chaudement Pierre Desproges, et comme le week-end s'annonce long, dans sa grande abnégation, elle vous en offre trois, oui, lecteur, tu as bien lu, et cela sans supplément aucun, gratuitement, juste pour le plaisir.


Non, ne me remercie pas, j'en rougis.


Alors, voici la citation spécial minaudage du samedi soir, à déclamer avec un coin d'oeil qui frise : "L'amour... il y a ceux qui en parlent, et ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire."


Puis, pour le dimanche midi, à lancer énigmatiquement au-dessus du gigot d'agneau : "L'intelligence c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur", avec clin d'oeil appuyé à la petite soeur ou la grand-mère, c'est selon.


Et puis, rien que pour vous, à méditer au cours d'une gueule de bois ou d'une nuit d'insomnie, ou à balancer à un amoureux un peu lourd, quand même : "Un gentleman c'est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse et qui n'en joue pas".


Allez, ne me remerciez pas, c'est toujours un plaisir.

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(*) un article dédicacé à mon ami P., grand admirateur de Desproges devant l'Eternel.

Par Petronille
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Mercredi 20 juin 2007

Aujourd'hui, Pétronille, dotée d'un flair extraordinaire qui équivaut à peu près à l'ouïe de Super Jaimie (pour les vieux comme elle qu'émeut encore le bruit de ses sauts bioniques, mais passons), sent venir la fin Juin et donc avec elle la saison des mariages.

Hé oui, lecteur, tu n'es pas sans savoir que les samedis de Juin, des créatures couleur corail, à chapeaux, voilettes, fleurs en tissu et klaxons parcourent les rues et ruelles des villes et villages pour célébrer l'union bienheureuse de deux êtres purs et innocents qui attendent Juillet pour aller se prendre un coup de soleil et se choper une tourista sur une plage marocaine afin de célébrer leur amour.

Bref.

Pour avoir été témoin il y a peu aux épousailles de sa meilleure amie, Pétronille décide donc de partager son expérience avec ceux de ses lecteurs qui pourraient être confrontés à la même situation. Evidemment, il existe une multitude de possibilités : soit le témoin est jeune marié et encore tellement épanoui sur son nuage rose qu'il a envie de crier son bonheur à la face du monde qui n'en demandait pas tant (et surtout la grand tante Suzette qui aimerait bien siroter son kir tranquillement derrière le pilier, si c'était possible de lui foutre un peu la paix maintenant, hein, merci) ; soit le témoin est marié de longue date et quelque peu blasé (oui, oui, Pétronille aime bien manier les clichés) ; soit le témoin est célibataire et quelque peu aigri d'autant qu'on va lui demander à coup sûr quand il va bien pouvoir se décider à se trouver quelqu'un, et au passage à se décrocher un vrai boulot tant qu'on y est, hum... Bref, plein de situations différentes et pas forcément évidentes.

Or, le témoin se doit de prononcer le discours émouvant et lacrymal de rigueur, après avoir délicatement (j'insiste sur ce point, lecteur, ne va pas tacher bêtement ta robe neuve avec de l'alcool, et en plus ce serait gâcher) tapoté la pointe de son couteau (ne va pas non plus t'ouvrir la paume, on te reprocherait d'avoir volé la vedette aux mariés et tu vas mettre du sang partout) contre le verre de champagne.

C'est là que le témoin se félicitera d'avoir de saines lectures, à savoir le blog pétronillesque, car il y aura trouvé la phrase du jour, qu'il pourra replacer devant les invités avec un petit air de fierté somme toute méritée : "Se marier, c'est partager à deux des problèmes qu'on n'aurait pas eu tout seul".

Voilà, lecteur, ne me remercie pas, ça me fait plaisir, et sers-toi donc une bonne coupe de champagne à ma santé, merci bien.

Par Petronille
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Mercredi 4 juillet 2007

Aujourd'hui Pétronille, toujours soucieuse de fournir à ses chers lecteurs des réparties cinglantes à utiliser sans modération au cours de soirées entre amis au-dessus d'un Trivial Pursuit qui s'éternise et de toute façon, c'est impossible de récupérer ce fromage orange, depuis quand je m'y connais en course automobile des années 60, hein, franchement, j'étais même pas née je vous signale, et d'ailleurs on ferait mieux de reboire un coup, ou pendant un repas familial débridé à base de terrine de poisson et de grand-mère somnolente, a puisé dans ses ressources insoupçonnées et insoupçonnables pour leur proposer la phrase du jour.

La phrase du jour est de Sacha Guitry, spécialiste de la phrase du jour s'il en est, fournisseur officiel de bons mots depuis un siècle. Alors, pour les apprentis dandys qui veulent lâcher d'un air nonchalant une petite phrase bien sentie au gros nullard de service qui peut être aussi bien le néo-branché en slim gris moulant qui vous interroge sur le dernier bouquin germanopratin à la mode, ou le grand-oncle ancien para qui vous demande si vous ne pourriez pas apprendre un vrai métier où on se salit les mains pour de vrai plutôt que d'écrire des conneries sur internet, voici sous vos yeux ébahis la phrase du jour (applause) :

"Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage".

Voilà, cher lecteur, ne me remercie pas, c'est toujours un plaisir, tu le sais bien.

Par Petronille
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