Mercredi 25 juin 2008
Aujourd'hui, la vie est plutôt douce parce que :

- j'ai réussi à me lever assez tôt pour être lavée avant la coupure d'eau généralisée
- je ne me suis même pas recouchée après
- j'ai réussi à me mettre de l'autobronzant sur les mollets sans que mes chevilles virent à l'orange fluo
- mon ordinateur d'âge canonique pesant le poids d'un enfant de deux ans, remplaçant aisément un chauffage d'appoint et faisant tellement de bruit que les usagers de la bibliothèque ont commencé à lancer une pétition sous le manteau visant à le balancer par la fenêtre pendant que je serai aux toilettes a enfin décidé de rendre l'âme, je vais donc pouvoir en racheter un sans aucun scrupule
- je vais pouvoir chercher un nom pour mon futur nouvel ordinateur
- la voisine du dessus n'a pas encore saisi sa guitare pour reprendre tous les standards de Joan Baez à Carla Bruni d'une voix pleine de trémolos (tremoli ?) et le petit joueur de Greensleeves au flûtiau n'a pas encore fait parler de lui
- une dame m'a dit bonjour dans la cour de l'immeuble, et en plus elle m'a fait un sourire
- il y a du soleil
- et du gaspacho au frigo
- mon magasin préféré ne vend que des robes moches donc je n'ai même pas envie de faire les soldes (avantages : autant de sous à mettre dans mon nouvel ordinateur + je ne serai pas piétniée par une horde de parisiennes la bave aux lèvres et la fièvre au front aujourd'hui)
- mes anciens étudiants m'ont écrit qu'ils me regrettaient
- j'ai vu la Tour Eiffel en allant prendre le métro
- dans le métro je n'étais même pas dans le wagon du joueur d'accordéon
- ma copine Paloma est enceinte et c'est moi la future marraine (est-ce qu'un vieil ordinateur qui fait aussi chauffage constitue un chouette cadeau de baptême ? je médite encore un peu sur le sujet en attendant l'accouchement)

par Petronille publié dans : En ce moment
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Mercredi 18 juin 2008
Rien à voir (ou presque) avec l'article précédent, et encore moins avec le dernier livre que j'ai conseillé sur ce blog, mais aujourd'hui je recommande la lecture salutaire de ce bouquin :
Comment Nicolas Sarkozy écrit l'Histoire de France, Agone, 2008

Mise au point sur la manière dont le Président utilise l'Histoire de France pour conforter sa vision de l'identité nationale.

Et en préambule, il faut lire ça (la revue de presse et les interviews des auteurs) : CA.
par Petronille publié dans : En ce moment
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Mardi 10 juin 2008
Si jamais, chers lecteurs, vous empruntez la ligne 6 du métro jusqu’à la sacro-sainte BNF toute de béton vêtue, et vous trouvez dans le même wagon qu’une fille aux cheveux rouges, au pied menu, et aux joues striées de mascara à cause d’un livre qui est en train de la faire littéralement pleurer de rire, soyez assurés, chers lecteurs, que vous êtes bien en face de Pétronille elle-même.

Et si, comme la dame assise à côté d'elle, vous osez lui demander quel est ce mystérieux ouvrage qui l'absorbe tant qu'elle en rate son arrêt et se retrouve à la gare de Bercy (avec une forte tentation de s'enfuir pour l'Italie, mais passons), Pétronille vous répondra : "je lis Sheila Levine est morte et vit à New-York" ou les tribulations tragi-comiques d'une jeune juive new-yorkaise qui, après avoir tenté de se construire une vie idéale (traduisez : celle qui comblera sa mère), en se mettant en quête des amis idéaux, de l'appart idéal, des vacances idéales, du job idéal, et évidemment, du futur mari idéal, décide par un beau matin d'en finir avec toute cette pression. Et de mettre cette même énergie au service de l'organisation du suicide idéal.

Si Woody Allen avait été une fille dans les années 70, il aurait écrit ce bouquin.
Comme nous savons bien que ce n'est pas le cas, c'est Gail Parent qui s'est dévouée, avec une ironie remarquable et des phrases qui font mouche, déclenchant chez la lectrice un rire joyeux à peu près toutes les deux lignes.
Voilà donc de quoi se divertir sur la plage, sur les quais de la Seine, dans l'herbe, à la montagne, sur un canapé, dans un bain moussant...
par Petronille publié dans : En ce moment
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Lundi 22 octobre 2007

Aujourd'hui, c'est journée râlerie pour Pétronille (moi, donc). Après tout, ça arrive aux meilleurs d'entre nous - la preuve (...!). Et sans vergogne aucune, alors même qu'elle sait bien qu'il y a des choses plus graves, elle se plaint. Parce que si on ne peut même pas se plaindre dans son propore blog auprès de lecteurs inconnus (ou presque), alors franchement, à quoi ça sert, hein ?

Râlerie parce que ça fait trois jours que Pétronille a le dos bloqué. Alors, d'accord, ça permet de se faire masser sans besoin d'avoir recours aux yeux de faon malade spécial amadouage des esprits récalcitrants, mais bon, reconnaissons qu'on a connu plus sexy que l'odeur de camphre et que le gel qui fait coagule en petits morceaux.

Râlerie parce que, bien sûr, ça arrive quand Pétronille n'a pas d'eau chaude (autant oublier, donc, les bienfaits de la douche bouillante sur nerfs noués). Ca arrive évidemment quand le métro est en grève, ce qui place Pétronille devant le choix cruel que voici : rester debout comprimée à bloc dans un métro bondé et surchauffé, le dos cambré à mort et les fesses à la merci de mains moites et baladeuses (l'un n'empêchant pas l'autre, comme chacun sait) ou alors enfourcher son vélo sur lequel elle se trouve courbée comme un mauvais joueur de croquet et dont elle ne peut ensuite plus se lever (du vélo, hein ?).

Ajoutez à cela, lecteurs compatissants, que depuis deux mois qu'elle est officiellement "demandeuse d'emploi" - comme on dit quand on est politiquement correct - elle n'a toujours pas touché un sou (joies du chômage dans l'Education Nationale : trois fois plus de formalités - donc de délais - que pour le reste du monde), ce qui l'oblige à renoncer à tout ce qui fait la joie de son existence, à savoir l'achat compulsif de bouquins, le bobun cambodgien (certainement ce qui lui manquera le plus une fois qu'elle sera au Québec, après sa chère maman, bien sûr, restons humains) et les belles expos parisiennes (notons que la réduction pour les chômeurs est en moyenne d'un euro, voire 1,50 euros dans les meilleurs cas. Quand on sait qu'une entrée tourne à 9 à 10 euros en moyenne, on se demande si les hautes instances ne se foutraient pas un peu de nous, hein, quand même. L'art est-il réservé aux riches ? Voilà un autre sujet de râlerie que Pétronille se réserve pour la bonne bouche).

Et tant qu'on y est, ajoutons à la râlerie en précisant que sa rue est en travaux, et que d'aimables bruits de marteau-piqueur éveillent en douceur votre chère Pétronille sur les coups de 6 heures du matin. Le petit-déjeuner se prend sur fond de blocs de pierre jetés à terre (avec Monsieur Alf qui fait écho, évidemment, le lecteur dans sa grande sagacité l'avait déjà deviné). Et le travail d'écriture de l'après-midi se poursuit dans ce fond sonore, auquel s'ajoutent les klaxons des parisiens énervés qui viennent déjà de se taper plus de 100 bornes de bouchons (pour cause de grève, rappelons-le) et se trouvent bloqués sous les fenêtres pétronillesques par un camion plein de briques.

Alors quand on a le dos bloqué, qu'on se lave à l'eau froide, qu'on a un voisin taré, qu'on est dans la dèche et qu'on est sur le point de devenir sourd, que reste-t-il à faire, lecteur, sinon râler un bon coup, je vous le demande ?

par Petronille publié dans : En ce moment
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Mardi 18 septembre 2007

Chers lecteurs, je suis au regret de vous le dire, mais force de reconnaître que Pétronille, aussi, parfois, se laisse aller à la facilité. Elle n'en est pas bien fière, notez, mais bon, en ce moment elle travaille comme une forcenée, avec son écran d'ordinateur pour tout horizon, des tas de papiers voletant partout autour d'elle, Monsieur Alf derrière la cloison imitant le bruit des touches de son clavier au fur et à mesure qu'elle tape... bref, Pétronille a plein de boulot, c'est la raison pour laquelle elle laisse peu d'articles palpitants et ô combien intellectuels, vous en conviendrez, sur ce blog. Il faut dire que comme elle écrit en parallèle des articles passionnants, pour ceux que ça passionne s'entend, sur des églises, elle vit dans une ambiance monacale peu propice à l'inspiration bloguesque. Pour un peu sainte Rita (sa préférée) lui apparaîtrait, là, au milieu de la pièce, parmi les chaussettes sales, les bouquins et les cartes du Canada, qu'elle ne serait pas plus surprise que ça, la Pétronille.

Alors du coup, histoire de publier un peu, quand même, sur son blog (parce que Pétronille a une conscience, sachez-le, et elle pense à ses lecteurs bien-aimés se tordant les mains de désespoir en constatant qu'il n'y a toujours pas de nouvel article aujourd'hui...ben oui, Pétronille fantasme un peu), elle se la joue facile et écrit dans la catégorie "en ce moment", histoire que vous sachiez tous, chez lecteurs, ce qu'elle fait en ce moment (d'où le titre de la catégorie...quand on vous dit qu'elle fait dans le facile).

Alors, en ce moment, Pétronille écoute le dernier Manu Chao en boucle. Ca sent bon la téquila, le gaspacho (sans commentaire), les fêtes entre copains, les virées dans des vans bringuebalants qui ne dépassent pas le 80 sur les autoroutes allemandes (en descente). Ca permet d'oublier un peu saint Bernard et les cisterciens, un vrai bol d'air, soyez en sûrs.

En ce moment, Pétronille se lance dans la lecture de Kate Atkinson. Il paraît qu'elle a raflé un prix sous le nez de Salman Rushdie, c'est dire. Quoi qu'il en soit, de la bonne petite littérature anglaise, sans prétention, ça permet là encore de décompresser tranquillement, les orteils en éventail, tandis qu'au dehors les touristes se font des mamours dans un nuage de pollution et que les policiers collent des prunes aux cyclistes.

En ce moment, Pétronille boit trop, elle l'avoue en rosissant (ou est-ce un début de couperose éthylique ?). De petit vin de Bordeaux en Carlsberg bien fraîche, en passant par le mojito apéritif, Pétronille commence à avoir la vague impression que son foie va finir par se venger d'une manière ou d'une autre. Le spectre de Tante Suzon commence à flotter de manière angoissante dans l'appartement... mais que voulez-vous faire, aussi, quand il y a toujours un truc à fêter (de type : chouette, c'est la fin de la journée) ?

En ce moment, Pétronille se prépare psychologiquement à partir bientôt à l'aventure sous d'autres cieux peut-être plus cléments, qui sait ? Gambader gaiement parmi les caribous, manquer de se faire dévorer par un ours, choper une pneumonie par -40°C, manger des tourtes à la viande... tous ces merveilleux rêves pourront peut-être devenir réalité, si tout se passe bien, mais je vous raconterai ça plus en détail quand j'aurai un peu plus de temps, chers lecteurs.

par Petronille publié dans : En ce moment
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