Vivons heureux...

"Les optimistes pensent que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, les pessimistes en sont intimement persuadés." Pierre Desproges.
Samedi 10 octobre 2009
Alors voilà, on ne peut pas tourner le dos 5 minutes, changer de pays et changer de blog par la même occasion, sans qu'on ("on" étant ici un indéfini qui préfère garder l'anonymat) nous défigure nos pages décorées de chouettes photos finlandaises avec des bannières publicitaires à n'en plus finir, clignotantes et même pas belles (tout ce que je me plais à fustiger, quoi).

Bienvenue dans l'over-pub chez over-blog (alias "on") !

Je présente mes plates excuses aux lecteurs égarés par ici qui souffriraient depuis de persistance rétinienne : je n'y suis pour rien, je vous prie de me croire. 
 
Par Petronille - Publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Dimanche 21 juin 2009

Chers et doux lecteurs,

Revenue d'on ne sait où, mais en tous les cas revenue de loin, Pétronille refait surface pour vous signaler, à toutes fins utiles, qu'ayant enfin traversé l'Océan Atlantique pour aller voir de plus près ce qui se passe chez les cousins québécois, elle a jugé que la moindre des choses était de consacrer rien de moins d'un nouveau blog à ses nouvelles aventures. Si le coeur vous en dit, vous êtes donc chaleureusement invités à jeter un oeil à l'adresse suivante (vous noterez que la finesse d'esprit qui caractérise Pétronille a encore fait ses preuves dans le choix du titre de son nouveau blog) :


Pétronille dans la tourmente québécoise


Ledit blog n'en est encore qu'à ses balbutiements, mais nul doute qu'il s'enrichira très vite des pensées et réflexions pétronillesques, inspirées de son quotidien québécois.

[Au passage, Pétronille tient à remercier ses lecteurs bien-aimés qui, malgré son long silence, sont quand même passés de temps en temps sur ce blog, et ont même pris le temps de laisser des commentaires.]

Par Petronille - Publié dans : Pétronille, sa vie, son oeuvre
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Mardi 6 janvier 2009

Aujourd'hui Pétronille voudrait rendre un hommage bref (le reste de bûche me faisant des clins d'œil) mais néanmoins ardent aux présidents des chaînes de la télévision française, lesquels, tout emplis de l'esprit de Noël, jugèrent bon d'œuvrer pour l'édification d'une société plus égalitaire et plus juste à l'occasion du réveillon. Ayant probablement été émus à l'idée que des milliers de Français n'auraient pas de vrai Noël cette année, ils ont décidé de faire en sorte que les privilégiés, ceux qui ont une famille, un foyer, un bon repas à partager, souffrent un peu, eux aussi. Aussi, dans un élan de charité chrétienne que nous ne pouvons que saluer bien bas, ont-ils décidé de nous infliger Bernard Tapie en acteur de théâtre (ricanement étouffé), Karen Cheryl (oui, oui, on peut l'appeler à nouveau comme ça) et son visage-qui-ne-bouge-pas, Sébastien Folin l'aberration capillaire, et, pour faire bonne mesure, une belle brochette d'images des années 70 avec flou artistique et coupes au bol à la clé rediffusées en boucle entre deux bêtisiers, histoire d'apprendre aux jeunes générations qui croyaient y avoir échappé qui sont Claude François (« regarde le Monsieur à paillettes qui saute partout en faisant des trucs bizarres avec sa mâchoire » ou comment traumatiser une gamine de 5 ans qui éclate en sanglots dès que le téléphone sonne), David et Jonathan et Patrick Juvet (son visage ne bouge plus non plus, ce n'est pas une raison pour le confondre avec Karen Chéryl, hein).

Alors je dis encore une fois merci, merci, aux chaînes privées et publiques, de nous avoir donné cette belle leçon d'humanité et d'humilité à l'occasion des fêtes.


[en plus, ayant ainsi souffert télévisuellement, on peut donc sans regret renoncer à se mortifier et à faire pénitence en lisant le bouquin de Marc Lévy offert par Tante Suzon ; on peut directement le balancer à la poubelle]

[ou s'en servir pour caler cette foutue table de chevet boiteuse]

[ou l'offrir à une personne qu'on n'aime pas]

Par Petronille - Publié dans : Petronille raconte n'importe quoi
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Lundi 22 décembre 2008

Chers lecteurs fidèles et lectrices bien-aimés - l'inverse étant évidemment possible -  aujourd'hui Pétronille vous conte en long en large et en travers comme elle sait si bien le faire la belle histoire de sa journée au centre aéré. Hé oui, lecteurs, il faut bien vous dire que Pétronille se trouve affublée depuis quelques années d'une meilleure amie que vous connaissez déjà un peu puisqu'elle n'est autre que Paloma, fournisseuse officielle de recettes de gaspacho andalou. Or, cette meilleure amie, non contente de résister toute l'année aux assauts d'enfants mordeurs à qui elle tente d'apprendre à lire et à compter, se retrouve directrice de centre aéré pendant les vacances. Si c'est pas de la vocation, ça ?

Pétronille, dans sa candeur attachante (si, si), et mue par des sentiments amicaux irrépressibles, s'est fait un devoir, il y a quelques jours, de rendre visite à Paloma, censée, en tant que directrice, rester gentiment dans son bureau à superviser, administrer et toute cette sorte de choses que font les chefs, les puissants, et les feignants, l'un n'excluant pas l'autre comme on sait.

A peine Pétronille pose-t-elle un pied mutin (si, si) dans le centre qu'une charmante petite fille blonde et bouclée, telle qu'on n'en trouve plus que dans les romans de la Comtesse de Ségur avec une poupée en robe de taffetas au bras (sauf que celle-ci s'appelle Kelly), se jette dans ses bras pour lui faire un bisou. Charmant accueil, se dit Pétronille en son for intérieur, avant d'apprendre que le joli minois qui s'est gentiment frotté contre son sein petit mais accueillant a refilé des poux à toute la petite section et même à son ours en peluche, c'est dire si elle en est infestée...!

Hum... partant à la recherche de Paloma, le cuir chevelu bizarrement stressé, Pétronille la trouve dans les toilettes, trempée jusqu'aux os, le cheveu pendouillant sur son front, le tee-shirt maculé de peinture, en train d'essayer d'approcher le petit garçon de 5 ans qui la bombarde de verres d'eau parce qu'il refuse de remonter son pantalon et souhaite montrer ce que l'on appelle communément son zizi à toutes les animatrices. Assez fier de lui, d'ailleurs, il montre complaisamment l'organe en question à une Pétronille quelque peu perplexe. "Pas le moment", me murmure Paloma en me demandant de l'attendre dans la salle de jeux.

La salle de jeux est une grande pièce dégageant une forte et néanmoins désagréable odeur de linoléum grisâtre qui rappelle à Pétronille ses premières années lorsqu'elle aimait à porter des collants roses du plus bel effet et des "puces" accrochées à ses barrettes (les lectrices trentenaires comprendront). Là, dans ce havre de paix, deux animateurs lui présentent les petits bouts de chou qui sont assis en cercle : Brandon, Dylan, Calista, Stevie, Robbie, Charlie... ah pardon, je suis sur le plateau des "Feux de l'amour" ou quoi ? Pas le temps de s'interroger car Brenda a collé un bout de coton dans la narine de Charlie pendant que Stevie hurle à tue-tête tous les nouveaux gros mots que son grand frère lui a appris la veille. Mais voilà que commence l'activité sur le thème de l'Afrique, 12 paires de petites mains potelées se mettent à taper dans tous les sens sur des djembés, faisant douloureusement sortir les yeux de Pétronille de leurs orbites, et lui rappelant cruellement les après-midis passés dans des parcs parisiens parmi ses congénères venus apprendre à leurs enfants à quoi ressemble un brin d'herbe [une parenthèse ici, lecteur, pour poser la question cruciale que personne, ou presque, n'ose poser : faut-il être naïf comme Pétronille pour imaginer pouvoir lire paisiblement au soleil dans un parc sans qu'un joueur de djembé ne vienne nous vriller les oreilles ?].


Arrive enfin le moment de la libération, celui où les parents viennent récupérer la prunelle de leurs yeux. Ils attendent depuis déjà une heure, en fait, parce que comme ils s'ennuient à la maison, ils viennent se coller derrière la vitre, assis sur une chaise pliante aux rayures multicolores, et ils regardent. Sylvester, par exemple, galvanisé par la présence paternelle, essaie de verser de la colle liquide dans le dos de Dylan. Le père de Dylan se met à interpeler celui de Sylvester, on entend voler des mots qui finissent en "ard" ou en "ulé", et ça finit en bagarre généralisée de parents pendant que les animateurs s'empressent d'emmener les enfants enfiler leurs manteaux.


Quand la porte s'ouvre, chaque parent y va de sa récrimination. La mère de Bobby voudrait bien qu'on colle son fils à la sieste, parce que le soir il est tellement énervé qu'il est - citation - "à claquer". Paloma (laquelle ,  debout dans une petite flaque d'eau formée par les gouttes qui tombent de son pull, frise tranquillement la pneumonie) a beau gentiment lui expliquer que les enfants de 11 ans ne font plus la sieste, la mère de Bobby voudrait bien que quand elle récupère son fils, elle puisse directement le mettre sagement au lit. La mère de Johanna, quant à elle, ne veut pas que sa fille ramène à la maison le photophore en papier calque qu'elle vient de fabriquer, parce qu'elle trouve ça moche, ça ramasse la poussière ces trucs-là, hein, ajoute-t-elle avec un clin d'oeil connivent à Pétronille (qui ne fait rien d'autre que sourire bêtement tout en essayant d'éviter les mains baladeuses du père de Calista).


Avant de tomber de sommeil à 17h30, de la peinture (et de la Marie-Rose) dans les cheveux, des acouphènes dans les oreilles (maudit djembé), et de la colle sur les chaussettes, Pétronille se fait donc une ultime réflexion : mais où est-ce que le ministre (j'ai du mal à dire "notre", ça voudrait dire que je l'aime bien) de l'Education Nationale a été pêcher que c'était facile de s'occuper des petits (et de leurs parents) ??? [Peut-être de "Super Nanny" ? Je ne vois pas d'autre explication].

Par Petronille - Publié dans : Testé pour vous
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Samedi 29 novembre 2008

Contrairement à ce que le titre jovial de cet article laisse supposer, avoir un ascenseur peut se révéler dramatique pour une femme comme Pétronille, c'est-à-dire une personne au potentiel intellectuel si développé que son cerveau n'a plus le temps de gérer les informations basiques du quotidien.


(c'est du moins ainsi que j'aime à voir les choses)


(cela n'engage que moi)


C'est ainsi que récemment, à la veille d'un long week-end férié, Pétronille a invité sa copine Femke, hollandaise de son état (et donc mangeuse de sandwichs à tous les repas) à passer la soirée chez elle devant un délicieux repas à base de poireaux et de saumon. Pour cela, Pétronille s'est rendue sur les coups de 15h (évitant ainsi les mamies qui, poussées par une force mystérieuse, font leurs courses à midi) dans son supermarché de quartier, celui où les dames laissent à l'entrée leur cabas à roulettes (à droite) et leur petit chien en manteau de fourrure (à gauche). Elle se voient remettre un numéro de consigne pour chacun, à charge pour elles de ne pas les confondre pour ne pas repartir avec le yorkshire hargneux de quelqu'un d'autre (heureusement qu'ils portent des manteaux - voire des bottes - d'ailleurs, car rien de ressemble plus à un yorkshire avec des couettes qu'un autre yorkshire avec des couettes).


Portant dans moult sacs ses poireaux et autres ingrédients indispensables à la préparation d'un bon repas, Pétronille entre d'un pas confiant et néanmoins léger dans son ascenseur, lequel, heureusement, ne diffuse pas de musique jazzy digne d'une bande-son de film érotique des années 70, mais par contre sent furieusement le vieux chien mouillé.


Et c'est là que le drame se produit, lecteurs.

Sortant ses clés de son sac alors qu'elle est encore dans l'ascenseur, engoncée dans son manteau, son écharpe, et tous ses sacs de courses, Pétronille les laisse (ses clés, pas les poireaux) malencontreusement tomber à terre... et les voit, comme au ralenti, rouler et glisser dans une fente située juste devant la porte. Elle les entend dévaler 6 étages dans le vide avant de s'écraser dans un "boum" métallique et déchirant.

Redescendant lesdits étages à toute vitesse, Pétronille constate que le fond de l'ascenseur est constitué d'une trappe dans laquelle, par le miracle de cette foutue fente, gisent à présent ses clés.


Résumons-nous : on est vendredi, le double des clés de l'appartement est dans le sac à main d'une copine présentement dans un avion volant allègrement vers les chauds territoires andalous, et Pétronille se retrouve seule et sans ressources (mais sans risque de mourir de faim : cf. les poireaux) dans l'entrée de son immeuble.


Quelques voisins passent, lui jettent un regard, ne lui disent pas bonjour.


Seules deux petites nanas souriantes finissent par la tirer de sa léthargie en lui suggérant de demander l'aide de la concierge, ou, en désespoir de cause, d'appeler le numéro de secours inscrit dans l'ascenseur.

Ni une, ni deux, remettant ses poireaux sur son dos, Pétronille va frapper à la loge de la concierge... laquelle est là (il y a de la lumière et du bruit), mais ne répond pas. Car une concierge dans les beaux quartiers n'est disponible de deux heures par jour (sauf le week-end, où elle est absente) : à vous d'adapter vos soucis à ses horaires. Après avoir frappé comme une sourde pendant de longues minutes en récitant mentalement toute une litanie de gros mots visant la concierge et sa descendance, Pétronille se tourne vers le plan B : elle appelle la société qui gère l'ascenseur. D'une voix tremblante (elle panique un peu quant à son avenir proche, tout de même : que faire si elle ne récupère pas ses clés ? Dormir devant sa porte pour éviter que quelqu'un qui les aurait reprises avant elle ne pille son appart ? Claquer un mois de chômage dans plusieurs nuits d'hôtel puisque toutes ses copines sont parties, sauf Femke qui loge dans une résidence étudiante qui interdit toute visite ?), elle explique son problème à son interlocutrice.


Laquelle l'abreuve d'insultes : non mais est-ce que Pétronille a vu l'heure ? Croirait-elle vraiment qu'on peut déranger une société d'ascenseurs un vendredi à 16 h ? Mais tout le monde est déjà en week-end, chez nous, ma bonne dame. Même si je le voulais, je ne pourrais vous envoyer personne avant mardi. Vous n'avez qu'à appeler un serrurier (ben non, j'ai une serrure de sécurité qui obligerait à casser la porte, et m'obligerait moi à fuir aux Iles Caïman sous un faux nom et avec de faux seins pour échapper aux foudres de mon propriétaire).

Enervée et louchant sur ses poireaux qui pendouillent de plus en plus mollement par-dessus son épaule, Pétronille pose naïvement la question suivante : qu'est-ce qui se passe, alors, quand on se retrouve coincé dans l'ascenseur un samedi soir ? On est censé y passer le week-end en faisant des croix sur une paroi pour compter les heures qui passent jusqu'à la délivrance ?


[Tandis que Pétronille pleurniche à moitié au téléphone au milieu de ses poireaux, quelques voisins passent, sont soudain pris d'un furieux besoin de regarder leurs pieds, et ne lui disent pas bonjour]


La dame le prend mal, elle crie de plus en plus fort, elle semble s'étouffer de colère indignée. Comment peut-on décemment demander aux gens de travailler après 16h à Paris ? Un vendredi en plus ?


Bref, elle finit par noter le numéro de Pétronille et promettre de la rappeler.

Ce qu'elle ne fait pas.

Bien entendu.


Pétronille doit donc rappeler la société, où elle tombe cette fois sur un gentil monsieur qui n'est pas du tout au courant du problème, d'ailleurs la dame en question est partie à 16h15 et n'a pas laissé de mot. Devant la détresse pétronillesque qui met des accents larmoyants dans sa petite voix tremblante, il se montre compréhensif et envoie illico quelqu'un pour récupérer les clés en 4 secondes chrono (facture et paiement compris : car oui, ça coûte 85 euros).


Depuis, Pétronille prend l'escalier, de toute façon c'est meilleur pour les cuisses.

Par Petronille - Publié dans : Pétronille dans le 16e arrondissement
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Le Jour J

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Une explication

Où il est question de Pétronille,
demoiselle exquise et néanmoins stressée par son travail,
qui a besoin d’une petite soupape de décompression
et qui, dans un éclair de génie,
estima par un beau matin grisâtre comme seul l’air de Paris peut en offrir,
qu’un blog ferait précisément l’affaire…

Pétronille à domicile

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